Yerba Mate Taragüi - En quoi consiste le kit du parfait matero ?
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En quoi consiste le kit du parfait matero ?

Quiconque prétend boire du maté, cette boisson figurant actuellement parmi les cinquante meilleures boissons au monde, se doit de posséder le bon équipement du matero (= personne qui boit du maté), comprenant tout le nécessaire pour le préparer. Qu’il s’agisse d’en profiter seul ou de le partager entre amis, à la maison, dans un parc ou au bureau.

Composition de base du kit du matero

  • Tout d’abord, le kit du matero doit comprendre un récipient de qualité, c’est-à-dire ce que l’on nomme « maté ». Ce peut être une calebasse creusée, avec une petite base et une large ouverture, qui assurera une parfaite préparation. Les matés sont fabriqués à partir de différentes matières ; ceux en verre préservent la saveur et les propriétés originelles de la yerba, ils n’absorbent ni les odeurs ni les goûts, et sont très faciles à nettoyer. De plus, lorsqu’ils sont recouverts de matière favorisant l’isolation thermique, telle que le cuir, le maté maintient la température idéale plus longtemps.
  • Autre élément essentiel, la bombilla, ou paille métallique permettant de « siroter » l’infusion de yerba maté.
  • Un thermos en verre ou acier inoxydable afin de maintenir l’eau à bonne température, d’une contenance moyenne d’un litre.
  • Le kit du parfait matero doit aussi comprendre un sac isotherme pour transporter le thermos, de préférence imperméable, avec une doublure thermique, ce qui permettra une meilleure protection en extérieur.
  • Et, bien entendu, de la yerba maté de bonne qualité. Avec ou sans palos (tiges), aromatisée, en sachet, sucrée, pauvre en polvo (résidus de yerba) : à chacun sa yerba maté !

Chez soi, il vaut mieux avoir une bouilloire avec contrôle de température : idéalement, l’eau doit être chauffée à 75°C environ.

Le kit du matero d’une culture à l’autre

Même si la composition du kit varie peu d’un pays à l’autre, certaines différences peuvent se rencontrer en fonction d’une culture donnée.

En Argentine par exemple (principale productrice de yerba maté au monde), les habitants considèrent la coutume de matear (boire du maté) comme un rituel social et l’apprécient principalement en groupe, où tous partagent le même maté et une personne, le cebador, se charge de préparer l’infusion pour tout le monde.

Pour les Uruguayens, en revanche, le maté est plutôt une habitude individuelle, dont on peut profiter à toute heure et n’importe où, car chacun a son propre kit personnel du matero et l’emporte partout avec soi. En Uruguay, les matés sont beaucoup plus larges et on préfère la yerba sans palos.

Comment bien utiliser son kit du matero

Il est primordial d’utiliser un maté adapté et de bien en prendre soin (c’est-à-dire le préparer de façon à ce que les pores se bouchent et que tout goût pouvant provenir de la matière du maté soit éliminé). De préférence, choisir une bombilla en acier inoxydable, argent ou alpaca (alliage de cuivre, zinc et nickel). Suivre le procédé approprié pour nettoyer et préserver le kit du matero est capital : après avoir consommé le maté, il faut retirer toute la yerba le plus rapidement possible, puis rincer le maté, l’égoutter et le mettre à sécher à l’envers afin d’éviter l’apparition de champignons ou germes.

Et, bien évidemment, toujours utiliser une yerba de bonne qualité et avec un goût, une texture et des arômes authentiques.

Boire du maté est une coutume ancestrale et véritablement enracinée dans certaines cultures comme celles de l’Argentine et de l’Uruguay, autant que, voire plus, que le football ou l’asado (barbecue). Boire du maté va bien au-delà de la simple infusion : cela est considéré comme un facteur de rencontres sociales, et fait partie d’un rituel sacré qui, chaque jour un peu plus, s’étend au-delà des frontières sud-américaines.

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